Soulager le syndrome prémenstruel et les douleurs menstruelles : solutions naturelles  

Le syndrome prémenstruel (SPM) et les douleurs de règles touchent une majorité des femmes à différents moments de leur vie. Entre crampes, sauts d’humeur, fatigue, inconfort digestif et peau acnéique, la période hormonale peut vite devenir un véritable calvaire.
Heureusement il existe de nombreuses solutions naturelles et des habitudes à prendre pour mieux vivre ces moments.

Comprendre le SPM et les douleurs de règles

Le SPM représente toutes les manifestations dues aux fluctuations hormonales qui précèdent l’arrivée des règles, c’est un ensemble de symptômes physiques et émotionnels, on peut y retrouver : l’irritabilité, la fatigue, les douleurs abdominales, la poitrine sensible, les troubles digestifs et parfois de l’anxiété ou de la tristesse.
Concernant les douleurs de règles, elles sont principalement causées par une production excessive de prostaglandines qui sont des substances qui favorisent les contractions utérines et les crampes abdominales
De plus, ces douleurs peuvent être accompagnées de maux de dos, de fatigue intense, de troubles de l’humeur mais aussi de troubles digestifs.

Comment soulager naturellement ces douleurs ?

La chaleur

Appliquer de la chaleur sur le bas du ventre est l’un des moyens les plus simples et efficaces pour soulager les douleurs menstruelles. La chaleur va permettre de détendre les muscles utérins, de stimuler la circulation sanguine et de procurer un soulagement immédiat. Il est possible d’utiliser une bouillotte, une compresse chaude ou même de prendre un bain chaud pour soulager ces douleurs et ce geste peut être répéter plusieurs fois par jour en fonction du besoin.

Les plantes et tisanes apaisantes

La phytothérapie (utilisation des plantes et des extraits végétaux à des fins thérapeutiques) offre de nombreuses solutions pour accompagner le cycle menstruel :
Le gingembre : effet anti-inflammatoire, il aide à diminuer les crampes et les ballonnements.
L’achillée millefeuille : antispasmodique, elle calme les contractions utérines.
Le framboisier : permet de tonifier l’utérus, d’équilibrer les hormones et de réduire les crampes.
La valériane : effet relaxant, apaise les douleurs et favorise le sommeil.
La mélisse : aide à mieux dormir et à calmer les spasmes et anxiété.
La cannelle : également antispasmodique, elle agit sur les douleurs et les troubles digestifs.
La fleur d’oranger : effet relaxant et apaise les tensions abdominales.
Le clou de girofle : permet de limiter les règles abondantes et les douleurs.
Il est recommandé de boire des tisanes à base de ces plantes 2 à 3 fois par jour afin d’observer une différence durant sa période de règles.

Les huiles essentielles en massage

Les huiles essentielles sont indispensables pour soulager les douleurs menstruelles grâce à leurs propriétés multiples et complémentaires :
Antalgiques et antispasmodiques afin de soulager les symptômes qui surviennent ou s’intensifient pendant la période prémenstruelle comme les maux de tête, les douleurs pelviennes ou les douleurs à la poitrine.
Anxiolytiques et apaisantes afin de limiter les signes psycho-émotionnels les plus fréquents et les caractéristiques du SPM tels que la baisse de moral, l’irritabilité, l’anxiété, les troubles du sommeil…
L’huile essentielle de lavande diluée dans une huile végétale peut servir pour masser le bas du ventre afin de détendre les muscles et soulager ainsi la douleur.
L’huile essentielle d’estragon est indispensable pour ses propriétés antispasmodiques puissantes.
Il est important de toujours respecter les précautions d’usage notamment en cas d’allergies ou de grosses

L’alimentation

Pour réduire l’intensité des symptômes dus au SPM et aux règles, il est nécessaire d’adopter son alimentation au cycle menstruel.
Voici quelques conseils :
Limiter les aliments pro-inflammatoires comme le sucre raffiné, le gluten et la caféine qui peuvent accentuer les douleurs.
Augmenter la consommation de magnésium comme les amandes, les bananes et les épinards pour détendre les muscles et réduire la fatigue.
Privilégier les aliments riches en oméga-3 comme les poissons gras, les graines de lin et les noix pour leur effet anti-inflammatoire.
S’hydrater ! Une bonne hydratation aide à limiter la rétention d’eau et les ballonnements

L’activité physique douce

Il est important de bouger même pendant la période menstruelle. Le yoga, la marche, le vélo ou le pilate favorisent la production d’endorphines et aident à réduire la perception de la douleur.
Certains exercices d’étirements ciblés permettent de détendre le bassin et de soulager les crampes.
Durant cette période la transpiration peut être plus abondante ou différente de d’habitude, nous vous proposons des déodorants solides naturels formulés sans perturbateurs endocriniens. Ils respectent votre peau et votre équilibre hormonal et ils vous accompagneront dans chaque phase de votre cycle.

Gérer son stress et ses émotions

Les symptômes peuvent être aggraver par le stress et l’anxiété, il est donc important de prendre soin de son mental :
Pratiquer la méditation, la respiration profonde ou la sophrologie.
Prendre des moments de détente comme la lecture, un bain chaud…
Dormir suffisamment ! Le manque de sommeil accroit la fatigue et la sensibilité à la douleur.

Les médecines alternatives

D’autres approches peuvent également apporter du confort :
Des séances d’ostéopathie ciblées peuvent aider à relâcher les tensions pelviennes.
Faire de l’acupuncture, pratique reconnue pour son efficacité sur les douleurs menstruelles.
Electrothérapie, c’est l’application d’impulsions électriques de faible intensité sur la peau qui bloque la douleur et procure un soulagement immédiat.

Adapter sa routine de soins corporels

Durant cette période, la peau à tendance à devenir plus sensible à cause de l’effet des hormones. Afin de limiter les irritations, il est essentiel de privilégier des soins doux, sans parfum ni alcool.

Quand consulter un professionnel ?

Il est recommandé de consulter un médecin ou un gynécologue lorsque les douleurs ne s’arrêtent pas même avec les solutions naturelles évoquées ci-dessus et qu’elles s’accompagnent d’autres symptômes inhabituels comme la fièvre, les saignements très abondants et des douleurs aiguës.
Certaines maladies comme l’endométriose ou les fibromes nécessitent une prise en charge spécifique

En mélangeant l’écoute de soi, les remèdes naturels et l’hygiène de vie adaptée, le SPM et les douleurs de règles pourront potentiellement être soulagés.
Chaque femme est différente, l’essentiel est de trouver des solutions qui vous correspondent et de ne jamais hésiter à consulter un médecin si la douleur devient trop forte ou inhabituelle. 

Alors vous sautez le pas ? Des questions, n’hésitez pas !

Avant les règles, de nombreux symptômes peuvent apparaître : seins sensibles, ballonnements, fatigue, sautes d’humeur, irritabilité, maux de tête, acné, fringales, troubles du sommeil. Ce syndrome prémenstruel varie selon les femmes, tant en intensité qu’en durée. Une hygiène de vie équilibrée peut en atténuer les effets.

Le syndrome prémenstruel (SPM) commence généralement 7 à 10 jours avant les règles. Il coïncide avec la phase lutéale du cycle, après l’ovulation. Les symptômes s’estompent ou disparaissent dès le début des menstruations. Leur intensité varie selon les femmes et les cycles.

Le sang des règles provient de la muqueuse utérine, appelée endomètre. Chaque mois, sous l’effet des hormones, l’endomètre s’épaissit pour accueillir un éventuel embryon. S’il n’y a pas de fécondation, cette muqueuse se désagrège et est évacuée par le vagin sous forme de saignement : ce sont les règles.

Les règles font partie du cycle menstruel, qui dure en moyenne 28 jours. Chaque mois, sous l’effet des hormones, l’utérus prépare une muqueuse (l’endomètre) pour une grossesse. S’il n’y a pas fécondation, cette muqueuse est évacuée : ce sont les règles. Elles durent 3 à 7 jours environ.

Pendant les règles, évitez :
– le port prolongé de protections hygiéniques (risque d’irritation ou de syndrome du choc toxique),
– les douches vaginales (déséquilibrent la flore),
– l’automédication excessive contre la douleur,
– l’effort physique intense si vous êtes épuisée.
Écoutez votre corps avant tout.

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